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 a moth under the skin.

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MessageSujet: a moth under the skin.    Sam 1 Juin - 14:25

A MOTH UNDER THE SKIN
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La foule me prend tout cru. Une masse sombre et difforme qui se démène, beau diable. La musique tapageuse brûle mes tympans. C'est la guitare qui pousse des cris stridents, et la voix d'outre-tombe qui gémit brutalement. Moi, ça me plaît. Les regards vagues des spectateurs, le noir à leur visage pâle. Les murs qui tremblent sous les sauts. Le bassiste me tape dans l’œil. Immobile dans la fourmilière, je le fixe froidement. Quelles mains ! Je vois ses doigts qui s'agitent sur les cordes tendues. De jolies tentacules donnant vie à des mélodies crissantes. Quelques gouttes de sueur perlent à son torse découvert. Nos regards se rencontrent. « Alors, tu aimes ? ». Anselm hurle à mon oreille. Je regarde l'effronté. « Absolument pas » dis-je sur le même ton. Il sourit, la réponse n'est en rien surprenante. Le hard rock, très peu pour moi. Du Wagner, c'est tout aussi puissant. Et agréable à l'écoute, au moins. Je me lasse de la situation. Ces gens qui trépignent, ces corps qui se frôlent. Une main à mes fesses, et c'est le coup de grâce. Je pivote sur mes pieds, courroucé. Mais je n'aperçois que des formes vagues et passantes. Je glisse un mot à l'oreille de mon ami et je file dans l'ombre grandissante.

Je prends la porte de derrière, qui donne sur une petite ruelle mal éclairée. Le fidèle paquet de clopes entre les mains, j'allume un cylindre. Je me laisse glisser contre le mur rêche, apercevant l'astre inutile. La lune veille au dessus des immeubles, immuable et solitaire. Je soupire, libéré de cet enfer musical. J'ai grandi avec du Tchaïkovski dans les oreilles. Et là, un boum boum lancinant et criard. Enfin, le tapage cesse. La foule se disperse, et j'attends Anselm. Il sort en compagnie d'une jolie demoiselle qu'il présente comme son « amie ». Je salue brièvement, croisant le regard de l'exilé. « Tu peux y aller, je vous emboîte le pas ». Si j'en suis sûr ? Certain. Aucune envie de tenir la chandelle. J'offre mon sourire de circonstance et ils partent. Je considère les silhouettes jointes jusqu'à que le noir les dissimule. Sacré soirée. Je passe une main dans mes cheveux avant de griller une deuxième cigarette. Au bout de quelques minutes, la porte s'ouvre à nouveau. Le bassiste en chair et en os. Je le regarde un bref instant. « Tu n'es pas un amateur de hard rock ». Je lève la tête. Bravo Sherlock. J'opine du bonnet. « C'était mon premier concert. Certainement mon dernier ». Je souris, un peu de mauvaise fois. Le musicien ne se démonte pas. « C'est bien dommage. Moi c'est la première fois que je voyais un auditeur aussi peu indulgent. A se tenir là, impassible et indifférent ». Il rit, et j'aime l'entendre. Je réponds. « Je peux toujours essayer de revenir sur mon jugement ».

[...]

En fin de matinée, je vais à l'atelier. Anselm s'y trouve déjà. « Alors, elle est bonne ? ». Je lève un sourcil interrogateur, un sourire sardonique aux lèvres. Il me regarde, un peu abasourdi. Bientôt, je vois la flamme du mépris danser dans ses yeux océans. Le silence suit mon propos, et son regard s'accroche à mes lèvres. Les siennes tremblent, et très vite je ne souris plus. Cette fois-ci, je suis allé trop loin. Je me noie dans son abysse, je prends mon souffle en l'insultant. Il est blessé. « Tu sais quoi, Yun Su, va te faire voir. J'en ai marre de tes saloperies. Rassure-toi, le message est bien passé ; ta vie c'est un putain de chantier. Mais inutile de faire de même avec la mienne. Je t'ai suivi jusque ici... Et toi, tu... Casse-toi, je ne veux plus te voir ». Je quitte mon siège, avec l'effet d'une douche froide. « Attends, écoute... ». Il se détourne, et ma main tendue reste invisible. Je soupire en prenant mes affaires. Bordel. Un dernier regard vers la silhouette, et je pars. Au dehors, le vent balaie mes cheveux. Il mord mon visage, c'est comme une claque sonore. Je reste sur le palier, en attente. La furieuse brise murmure à mon oreille. Elle siffle, furibonde. Je l'écoute un instant. Doux intermède. Puis les pneus crissent sur le bitume. Je m'élance, mais je suis stoppé net. Non mais quoi encore. Tout à fait énervé, je jure. « Bon sang, vous pouvez pas faire attention ? C'est quoi ces gens de nos jours, à ne pas prêter attention ? Vous avez intérêt à vous excuser... Merde, mon costume est abîmé ». Je jette un regard au passant, et je m'aperçois de ma bévue. Oh. Non. Fallait que je tombe sur un aveugle. Enfin, qu'il me tombe dessus. Peu importe, je viens d'insulter un infirme. Je me tais, me raclant la gorge. « Oubliez ce que je viens de vous dire, c'est moi qui ait déboulé de nulle part. Désolé ». Il m'en coûte un peu de prononcer ce mot. Je remarque enfin le visage de l'inconnu. C'est à en tomber des nues.


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Dernière édition par Baek Yun Su le Lun 10 Juin - 3:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a moth under the skin.    Mar 4 Juin - 22:34

J’avais le chic pour que les gens me tombe dessus manifestement. A croire que j’étais réellement maudit. Après la folle, je tombais sur un dingue. Au moins celui-la avait eu ma gentillesse de s’excuser après s’être rendu compte de sa méprise. J’étais certain de ne pas être en tort et de toute façon, les gens avaient un petit trop tendance à bouger brusquement. Pensaient-ils vraiment qu’ils étaient seuls dans ce monde ? Hein ? Dans tous les cas, j’étais sur le sol et j’avais perdu ma canne. Après ma précédente aventure avec une personne qui m’était rentrée dedans, je préférais ne pas relever. « Ce n’est rien. Je finirais par prendre l’habitude ». Je me mit à quatre pattes et commençais à tâter le sol. Beurk. J’allais devoir me désinfecter en rentrant à la maison. J’abandonnais très vite. Cette stupide canne avait dû rouler je ne sais où. Il faudrait que je me l’attache par un quelconque moyen. Ce n’était plus possible. Je relevais la tête. J’étais manifestement observé. Je supposais que c’était l’homme qui venait de me faire tomber qui ne cessait de me fixer. Autant se servir de ça. « Mmmh... s’il vous plaît, vous qui ne cessez de me regarder mais que je ne vois pas, pourriez-vous me tendre ma canne s’il vous plaît ? Après tout, c’est de votre faute si je l’ai perdu. »
Quoi ? C’était la vérité. J’aurais dû mettre un peu plus de sucre autour de cette accusation ? Certainement pas. Je n’en avait pas le temps. Il était tard, tôt... merde j’en savais rien.
Je me relevais avec précaution et tournais mes paumes vers le ciel. Elles devaient être bien sales. « Beurk beurk beurk ! ». J’allais propager tous les microbes sur la canne dès que je l’aurais retrouvée. J’allais devoir la jeter car il était absolument hors de question que j’en m’en serve à nouveau alors que j’avais posé mes mains actuellement dégueulasses dessus.



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MessageSujet: Re: a moth under the skin.    Mer 5 Juin - 12:32

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Je reste un peu pétrifié. C'est quoi, tout ça ? Je veux dire, cet étrange sentiment. Cette putain de boule au ventre qui te prend et t'assiège. Je suis semblable à ces poissons d'eau douce, piégés sous le soleil dardant. Vois comme tu me jettes dans tes filets, c'est bien cruel. Eh ! Je n'aime pas ça. J'aperçois la surface miroitante. Non, je veux rester aux fonds abyssaux. Il me faut apprendre à respirer à nouveau. Et c'est violent, dur à mes poumons secs. C'est ton visage qui m'obsède, beau diable. A coup sûr, ça va te plaire de m'infliger tous ces maux. Car, je suis tombé sur toi.
Mon regard égaré au sol, je considère le trottoir grisâtre. Le long du caniveau, sa canne. Un souffle tout contre son oreille, peut-être un songe furtif et sensuel. « Je reviens ». Quelques pas, je prends le fameux bout de bois. Encore chaud à l'endroit chéri par la paume. Je m'approche de l'inconnu. Un raclement de gorge. « Je l'ai trouvée. Vous êtes à coup sûr un piètre maître, cette pauvre canne s'est échappée à la moindre occasion ». Je souris, pour lui, pour moi. « Devrais-je vraiment remettre une victime à son ravisseur ? J'en doute... ». C'est certainement choquant. Ainsi se jouer d'un aveugle. Moi je crois qu'il est plus idiot de se confondre en excuses. De rendre compte, d'une manière dépourvue de tact, de l'infirmité. Je le prends donc comme tel, un homme un peu bourru. Désabusé peut-être ? Je n'en sais très rien. Il est encore une énigme à mes yeux. D'ordinaire je vois et je juge derechef. Mon opinion est sans appel, impitoyable et souvent immuable. Quant à cet homme... Je me baisse tout près de lui. « Vous voulez me voir, peut-être ? Faîtes donc, je vous offre mon visage ». Doucement, je touche sa main pour la guider vers mes joues. Je ne veux pas le brusquer. Nous devons être assurément un joli tableau, dans cette rue. Des passants autour de nous, pourtant, je me sens seul avec lui. « Je vous en prie, devinez mes traits. Il serait injuste qu'il n'y ait que moi qui puisse vous dévisager ». Mes lèvres s'étirent à nouveau. Le jeune homme croit assurément que je suis un étranger. A l'écoute de ma voix élégante et basse, ces sonorités germaniques qui languissent le long de la langue. C'est un étrange mélange. Il se relève et je l'imite. Je sors un mouchoir blanc de ma poche, signé YSL. « Attendez ». Je place le fin tissu dans les mains. Certaines personnes me condamneraient à l'exil pour ce geste. Je les entends d'ici, il massacre un linge de luxe. Pas de méprise, je l'espère. Je n'ai pas pitié. Je suis intéressé. « J'aime bien votre canne. En avez-vous plusieurs ? Comme celle de ce docteur américain que l'on voit à la télévision, avec des flammes qui montent le long... Très belle, je vous assure ». J'incline la tête, guettant une réaction de sa part. « Bon, et si je me faisais pardonner ? N'essayez même pas de m'en dissuader, je suis pis qu'une mule. Prenez mon bras, et vous serez mon guide. Nous irons où vous irez ». Je souris une nouvelle fois. J'attends ainsi, le bras déployé et le cœur renversé.

[...]

Non, je suis tombé pour toi.


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Dernière édition par Baek Yun Su le Lun 10 Juin - 3:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a moth under the skin.    Sam 8 Juin - 0:08

Victime ? Ravisseur ? Il se fichait de moi. Clairement. Sans même prendre la peine de dissimuler son amusement. C’était quoi ça ? Qui de nos jours se moquait d’un handicapé ? En ce qui me concernait, je n’avais pas du tout envie de rire. Je voulais juste qu’il me donne ma canne pour que je puisse rentrer chez moi. « Pour votre salut, je pense que vous devriez me la rendre... ». Tss. Il se prenait pour qui ? Nous n’étions pas dans un film, il le savait ? Je fronçais les sourcils. Ses actions me laissaient vraiment perplexe. Le voir ? Qui le lui avait demandé ? De quel droit avait-il osé me toucher ? Aaaah. Je n’aimais pas ça. Mais alors pas du tout. Je retirais ma main d’un geste rapide. En plus elle était sale. Bien que je ne le connaissait pas, je n’avais pas envie d’être responsable d’une quelconque maladie. C’était quoi ça ? Cette voix qu’il nous faisait là tout de suite. Je fronçais les sourcils. Il était fou. Il n’y avait pas d’autres solutions. Mais sa voix avait quelque chose qui me plaisait beaucoup. J’aimais sa sonorité. Un peu trop d’ailleurs. Ce mec était dangereux et je devais m’en éloigner au plus vite avant de me faire prendre...
Tiens donc, du tissus fin ? Mmmh... Il devait être riche ce mec pour me le tendre ainsi pour que je puisse m’essuyer les mains. Je sorti de ma poche un flacon de désinfectant et en versait un peu sur le tissu avant de m’en servir pour me nettoyer les mains. Il me l’avait donné et donc, j’avais le droit d’en faire ce que je voulais. Tant pis pour lui. « Des motifs hein ? Une série télévisée ? Je suis désolé, mais je ne vois rien. Je ne sais pas de quelle couleur est ma canne, si elle a des motifs et si l’acteur d’une série en a une qui lui ressemble. Vous devriez parler de tout ça à mon secrétaire, il serait ravi de vous renseigner sur cet objet. » Je soupirais d’agacement. Etait-il stupide ? Etait-ce encore l’une de ses blagues ? Si oui, il était pitoyable. Mais il parlait bien tout de même. J’aurais bien aimé le voir. Une personne qui parle aussi bien devait être belle.
Je tendis la main vers lui et la remontais jusqu’à son visage. Après tout, il m’avait proposé un peu plus tôt de le « voir » non ? Je laissais ma main explorer son visage sans défauts. Au fur et à mesure que j’explorais son visage, un sentiment étrange m’envahissait. Un sentiment que je ne connaissais pas, alors, je le mis de côté, même si il me troublait au plus haut point. Qu’est-ce que j’aurais aimé le voir pourtant. Vraiment.
« Jusqu’au bout du monde n’est-ce pas ? Vous avez une très bonne culture monsieur. Mais la bienséance voudrais que je n’aille nulle part avec un homme que je viens tout juste de rencontrer et dont je ne connais pas le nom ». Je fis glisser ma main vers son bras et lui sourit gentiment. D’ailleurs... pourquoi je lui souriait. Je n’étais pas content... Enfin, à la base. Mais il avait quelque chose d’attachant. Oh et puis zut. Pour une fois que je faisais un écart de conduite !



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MessageSujet: Re: a moth under the skin.    Sam 8 Juin - 2:02

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Je regarde autour de moi, sans vraiment voir. Cette rue encombrée, ces passants qui défilent et les nuages au loin. La tête inclinée vers le ciel troublé, je laisse échapper un soupir. Cet instant qui me prend. Ces secondes qui passent, légères, lourdes. Des couleurs étranges miroitent, apportant un lot de nuances nouvelles et inconnues. Abasourdi, un peu penaud, je sens mes doigts qui s'agitent vers le paquet. Je dis simplement. « Votre canne est marron ». Je sens qu'il lutte contre moi. Cela ne me dérange pas.
Elle marche de beauté, ses charmes déployés. L’œil aguicheur et lointain, la courbe de ses hanches sensuelle, affolante, une passante. Sa chevelure tombante et libre, laissée au gré du vent, capture mon regard. C'est mon cœur qui dérive, hagard. Sceptre du passé, cesse tes tourments. Mon âme n'est pas un lieu à hanter. Les jambes sont fines, et longues. Si longues. « Plus haut, plus ferme ». Sa voix douce résonne à mes oreilles. Sa main enserre mon pied tendu. J'ai mal, et ses doigts emprisonnent mon talon. La douleur est lancinante. Cette passante éblouissante ressemble à ma mère. La stupeur effacée, le souffle me revient. Si ce n'est pour être pris aussitôt. Les doigts papillonnent sur mon visage. Je ferme les yeux, attentif à la caresse. Sa main s'apparente à une brise légère et taquine. Quelques frissons parcourent l'échine de mon dos, et je n'ose bouger. Qu'il soit mon sculpteur, je serai sa statue. Pourtant le marbre ne me sied guère. Je suis fait de chair, bien trop sensible à son touché. Quand le trouble cesse, je respire à nouveau. Je tremble un peu. « Allons, on ne vit pas si l'on suit la bienséance. Elle prive de tout ». Je capture son sourire, comme un précieux trésor. Nous marchons un peu. Les muscles de mon bras se contractent sous sa main posée. Tout contre son oreille, je glisse. « Yun Su. Et vous ? ».
Les façades passent, furtives et pourtant différentes. Ces murs que je vois depuis des années. Aujourd'hui... c'est étrange. Mes pas me conduisent tout naturellement devant l'opéra. Je l'emmène dans le lieu de ma jeunesse. Là où il faisait bon de courir, entre les sièges pourpres, sur la scène déserte. Puis un cygne s'élancerait, gracieux et solitaire. Et ses petits pieds effleuraient le sol. « Nous voici à l'opéra. Ça fait longtemps que je n'y suis pas venu. Je vous épargne mon babillage ennuyeux, peut-être aurons-nous du Tchaïkovski, ou du Stravinsky ». Leurs notes valent mille fois mes mots vains. D'ailleurs, je ne me sens pas à même de parler. « Venez ». Je salue le vieux gardien, qui me reconnaît. Son sourire est chaleureux, son regard surpris. Nous passons, et je le guide vers les hautes loges. Là où l'obscurité est bienveillante, et mystérieuse. A nos pieds, des danseurs, des musiciens. Mh, du Wagner. Ce n'est pas si mal. Tristan et Isolde. Machinalement, je répète. « Frisch weht der Wind, der Heimat zu, mein Irisch Kind, wo weilest du? ». Ces vers aimés, chéris. Puis abandonnés. « Vous connaissez certainement ces vers de Tristan et Isolde. The wind blows fresh to the homeland, my Irish girl, where are you lingering ? ». Isolde à mes yeux est une pute. Son amour est artificiel. Et elle couche avec Marc, aussi. Seul Tristan trouve grâce à mes yeux, et sa voile noire. « Alors, ce lieu est plutôt convenable ? Vous connaissez mon nom, vous savez que je porte du tissu de luxe et maintenant, mon goût pour l'opéra. Dîtes moi deux choses que vous aimez ».
Et voilà mon astre inutile, ma lumière chancelante. Elle se tient, droite et fière, au milieu de ces beaux corps. Ma mère ne change donc pas.


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MessageSujet: Re: a moth under the skin.    Jeu 13 Juin - 1:54

Yun Su. Je répétais ces deux syllabes tout en les analysant et j'en déduisit que cet homme me cachait quelque chose. Bizarre me direz-vous, mais c'était comme ça. Je l'avais décidé et je ne me trompais jamais. Une sorte de sixième sens. Il cachait quelque chose mais il ne me semblait pas méchant. Un personnage bien complexe. Je souris à cette pensée. C'était moi qui parlait de "personnage complexe". C'était l'hôpital qui se foutait de la charité. Clairement. « Je suis Lee Jae Jin » Cela dit, pourquoi est-ce que je n'avais opposé aucune résistance lorsque qu'il m'emmena ? Il ne me semblait pas avoir donné mon accord ! Ce qui m'embêtait le plus dans cette histoire, c'était que je le faisais de mon plein gré. Je suivais un inconnu. Moi, aveugle, riche et célèbre. Si jamais cette information se répandait....Non, je ne préférais même pas pensé au cataclysme que cela aurait créé dans mon chez moi...
Un opéra ? Vraiment ? Il avait lui aussi des entrées dans ce genre d'endroit ? Une véritable joie se peint sur mon visage. J'avais eu la chance qu'un mélomane me tombe dessus cette fois. C'était génial. Je décidais donc que j'aimais bien cette personne. Ce Yun Su comment il s'appelait. Une personne connaissant la poésie et la musique classique ne pouvait être que bonne. « Oui, je les connais. j'ai eu la chance de les entendre plus d'une fois. » Je ne pouvais faire que les entendre à vrai dire. Je n'aimais pas tant Tristan et Isolde. A mon avis, il n'y avait pas assez de rebondissement pour deux être à qui il leur était impossible de s'aimer. Trop de fioritures et pas assez de contenu lyrique. Et la symphonie qui l’accompagnait... une catastrophe. Elle était beaucoup trop pour si peu de choses. Mais elle restait belle. Et je n'aimais que ce qui était beau !
Je me tournais vers mon interlocuteur et lui souris. « Vous êtes bien curieux. Mais je vais vous répondre. Il y a beaucoup de choses que j'aime, c'est vraiment dommage de se restreindre qu'à deux choses. Mais si je devais choisir entre tout, je choisirais la musique et dormir. »

Je rigolais un peu gêné en lui avouant la vérité. Oui, j'aimais dormir. C'était le seul moment où je pouvais voir des choses. Quelqu'un doté du sens de la vue ne pourrait sans doute pas comprendre ça, mais ça m'était égal. Je tendis la main vers mon nouveau camarade et pris sa main. Avec l'autre main, je commençais à le caresser doucement. Stop là les idées perverses ! Je ne faisais qu'analyser ! Mes doigts dessinèrent les siens pendant de longues minutes. Puis, enfin satisfait de mon investigation, je lui lâchait la main. « Vous avez de longs doigts fins. Vos mains sont douces mais vous avez les traces de fines et précises blessures. J'ai pu le sentir quand j'ai touché le plat de votre main. Vous ne faîtes pas de travaux éreintant pour votre personne car vos mains sont très flexibles. Vous êtes jeune. Vos articulations sont vraiment réceptives aux pressions. Je suppose que vous avez pratiqué un art physique qui demande une position parfaite de vos mains. Vous utilisez souvent des crayons car le bout de votre index et de votre pouce est beaucoup plus doux que le reste de vos autres doigts. Vous dessinez ? Vous voyez... je connais plus de deux choses sur vous.  » Je souriais de bon coeur. Comment ça c'était de la triche ? Pas du tout ! Je ne faisais que le regarder d'une manière différente de la sienne. Certes, ma façon de voir m'apprenait beaucoup plus de choses qu'on ne le voudrait. Mais c'était comme ça. Peut-être que lui aussi allait me détailler comme je venais de le faire et peut-être même y arriverait-il. Mais au final, je m'en fichait. J'étais dans un opéra. Un territoire connu. Un territoire sur lequel j'avais l'habitude d'évoluer, alors je me sentais très à l'aise. J'avais eu raison de le suivre finalement.



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MessageSujet: Re: a moth under the skin.    Lun 17 Juin - 21:12

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Jae Jin. Je fais glisser son prénom sur ma langue. Les sonorités me plaisent. Une légère satisfaction éveille mon cœur. Je ne sais pourquoi, j'ai cette obsession des noms. Je considère, peut-être assez bêtement qu'en entendant le patronyme, on détient une partie de la personne. Un infime bout que l'on prend aisément, de nos jours. Pourtant, n'est-il pas à chérir, ce savoir ? Enfin, je ne puis trouver quelque chose qui m'ennuie chez lui. Même son effronterie, et son petit air snob m'attirent. Le fait qu'il s'indigne, tout en me suivant prestement. Son touché. Sa voix. Je n'ai jamais été séduit comme cela, vraiment. Et je suis certain que l'autre n'en avait pas la prétention. Je veux dire, qu'il me charme avec intention. Sur ce coup là, on peut être tous les deux surpris. Ce matin, en me levant, je n'aurais pensé tomber pour un étranger. C'est un peu ce ciel, là haut, qui vient fléchir mes épaules. Qui me fait ployer le genou. D'ailleurs, je ne m'en suis pas remis. Mon souffle n'est pas régulier, pour un peu qu'il le soit d'ordinaire. Sauf que j'aurais pu mettre cela sur le dos de mon insuffisance cardiaque, etc. Ah, mais c'est vrai tout de même, mon cœur est faible.
Je dévisage ouvertement mon interlocuteur. Un mélomane ? Ce type est intriguant comme pas deux. Je ne dis rien, méditant un peu ses paroles. Encore obscures pour moi, je regarde vers le bas dansant. Cette rigidité des corps, ce maintien aérien et ces pieds qui s'affolent en silence. Moi, j'ai connu tout ça. Je reconnais quelques visages, à la juvénilité disparue. Et j'ai détesté. J'étais le seul, indigné comme cette torture des masses et ouvertement admise. Toujours, tendre plus loin. Tes membres. Qui souffrent, et tes orteils qui saignent. Ces gouttes de sueur qui perlent à ton dos cabré, sous le regard exigeant. Ici, on cherche la beauté à l'état pur. Le mouvement, la pose parfaite. Pour un instant de gloire, des minutes à crever. Alors, étais-je le seul lâche ? Toutes ces faces impassibles et dociles me tuaient encore plus. Moi, le chanceux. J'avais droit à des extras, filiation oblige. Je crois que ma mère savait, au fond. Alors c'est un peu difficile, aujourd'hui encore, de lui pardonner. Elle aurait pu faire cesser cette débâcle, mais non. Avec son doux sourire, elle disait. « Les bras, les bras ! »

Je regarde mes anciens compères avec un drôle de sourire. Je les vois bien, ces beaux diables, comme de la chair en pâté qu'on discipline et qu'on sublime. Ah oui, ils sont magnifiques. Perdu dans mes contemplations, je sursaute lorsqu'il me touche. Je tressaille à nouveau, levant un regard surpris sur son visage. A mesure qu'il détaille mes mains, je considère un peu plus son visage. Chaque trait, chaque courbe. Vraiment, je ne peux m'en remettre. Je l'écoute, à fleur de peau. Un fin sourire se dessine lentement sur mes lèvres au fil de son discours. J'incline la tête, riant. « Je suis démasqué. Vous êtes très perspicace. Je dessine, en effet. Pour le travail, c'est essentiellement des esquisses. Je suis styliste ». Je baisse les yeux vers ses mains. Sont-elles aussi révélatrices que les miennes ?
Du tac au tac, je lance. « Êtes-vous musicien ? ». Je me lève de mon siège, reportant mon attention sur la scène. « Vous devez entendre cette voix, qui perce plus haut que les autres. C'est celle de ma mère. Elle est chorégraphe, et dirige la troupe qui trépigne à nos pieds. Sa voix n'est-elle pas douce ? Je ne puis la supporter, pourtant. Ce miel qui s'échappe de ses lèvres, cette clarté brutale... ». Je fais face au bel étranger. Un sourire aux lèvres, j'ajoute. « C'est un peu trop sérieux, pour un premier rendez-vous, que de présenter ses parents ! ». Je ris. « J'ai été danseur aussi, vous le comprendrez. Choisissez n'importe quel ballet, et je danserai pour vous. Je tiendrai les poses, et vous les devinerez de vos mains. J'étais le meilleur, je puis l'être encore ; vous ne serez pas déçu ». Je m'accroupis près de lui, observant ses mains. « Vous avez de belles mains, Jae Jin ».
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MessageSujet: Re: a moth under the skin.    Ven 5 Juil - 22:15

Je rigolais doucement. Quel était cet art divinatoire , C'était simple de savoir si j'étais musicien ou non étant donné que j'allais bientôt donner un concert à Busan. Ma tête devait être placardé partout. Mais bon, je ne pris pas la peine de le lui dire. Ce ne serait pas drôle sinon. Je l'écoutais parler en souriant. Il avait vraiment une très belle voix. Une voix qui me plaisait. Mais, lorsqu'il prononça les mots "premier rendez-vous", je tournais la tête vigoureusement vers lui. Premier quoi ? Ça sortait d'où ça ? Quand ? Comment ? Hey ! Mon avis à moi, on ne le demandait pas ?! Pas d'accord ! Ji Hyuk va me tuer... Je vais mourir... « Premier rendez-vous ? Où sont mes fleurs mmh ? » Quoi ? Moi tenter le diable ? Pas du tout. Ji Hyuk était absent et je venais de rencontrer une gentille personne et je n'allais pas le rejeter parce que monsieur casse-pied ne serait pas d'accord n'est-ce pas ? Il avait l'air fasciné par moi, ce qui me fit bien évidemment sourire. J'aimais ça. Enfin, j'aimais bien le fait qu'il soit intéressé par moi. Il l'était n'est-ce pas ? Je n'étais pas le meilleur juge dans cette situation. Je n'étais jamais tombé amoureux et je n'avais aucune expérience dans les relations amoureuses non plus. J'étais un vrai novice. Être amoureux ? Je ne pensais pas l'être. Je me sentais juste bien là tout de suite à lui parler. A l'écouter parler. J'étais heureux pour une raison inconnue.
Pris d'un élan de courage, je tendis les mains vers son visage pour le toucher. Il avait la peau douce. Je suivis les courbes de son visage. Pour être honnête, ce n'était pas comme la première fois où je l'avais touché. A ce moment, je ressentais juste le besoin de sentir sa peau sous mes doigts. Mais c'était déplacé. Mon coeur se gonflait encore de ce sentiment que je ne connaissais pas. « Je ne... mmmh... je suis perturbé je crois, toucher quelqu'un comme ça... » C'était mauvais... vraiment.Plus je le touchait plus j'avais envie...d'aller plus loin. A regrets, je reposais les mains sur mes cuisses. Elles me démangeaient. Leurs places n'étaient pas là, pas pour cette fois. Elles devaient être sur lui... « Montrez-moi. »



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MessageSujet: Re: a moth under the skin.    Jeu 11 Juil - 22:17

A MOTH UNDER THE SKIN
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« Vos fleurs ? ». Je lève un sourcil, un sourire amusé aux lèvres. Il s'indigne, pourtant n'en pipe mot. Bien au contraire, il vient avec moi. « Mh, vous avez raison. Pour le deuxième rendez-vous alors ! ». Tout content d'avoir trouvé une excuse bateau pour le revoir, je me détourne de lui. Contre la balustrade, je les regarde à nouveau. Ces anges divins. Moi aussi, je venais de l'Eden. Et j'ai chuté ! Lourdement, contre le parquet. Je suis tombé du paradis dansant, et j'ai pleuré. Mes ailes ensanglantées, mon talon blessé ; au fond, je jubilais. La chute fut fracassante mais belle. La terre et ses misères me plurent. Là haut, il y avait les efforts. Les duels. En ce bas monde, un peu de compassion et beaucoup de déboires. Je tenais plus du Lucifer que du Gabriel. Les notes me portent toujours. « Bon ». Je retire mes chaussures. J'enchaîne quelques mouvements d'échauffement. Un regard furtif de ma mère. L'ombre se lève de la loge, et la musique cesse. C'est brutal, irritant. Elle sourit, son visage fermé. « Nous avons des invités ! Bonjour Yun Su. Viens donc, ne reste pas dans l'ombre. Amène ton ami aussi ». Nos yeux se croisent, c'est le fer qui s'enlise. L'acier qui pénètre une plaie tendre. Je souris à mon tour, crispé. Mon sang ne fait qu'un tour. Mon cœur fait un sur place. Je souffle à Jae Jin. « Venez, je vous en prie. Ne me laissez pas seul avec elle ». Je lui tends mon bras, et nous descendons vers la scène. Les regards des chérubins dardés sur nous. Leurs faces lisses et stupides, leurs pupilles dilatées, excitées. Tout ça m’écœure. Les souvenirs remontent, nauséeux. Un goût d'amertume au fond de la gorge, je rétorque d'une voix claire. « Bonjour mère. La lumière est bien trop aveuglante ici, vous le savez bien ».

Un rire mélodieux suit mon discours. La chevelure de la belle se démène. Elle s'approche de moi, ses petits pieds gracieux frôlant le sol. Ses doigts prennent les miens. Un touché si glacial, désagréable. J'ai ce mouvement de retrait. Ma mère le remarque, mais ne dit rien. Toujours sans quitter ce putain de sourire. « Tu as l'air en forme Yun Su, depuis la dernière fois. Montre donc à tout le monde de quoi tu es capable ». Elle m'en veut encore. Son ressentiment est profond, palpable même. Son visage impassible ne le peut dissimuler. Il y a ce tremblement léger dans sa voix. Elle évoque délibérément mon accident. De la provocation ? C'est vrai, c'est le truc de la famille. Du Bizet sur le piano. Je prends les chausses de danse, avant de suivre l'instrument. Le regard des chérubins pèsent à mes épaules. Mais je les baise tous, tiens. A Saint-Pétersbourg, qu'ils me voulaient. Moi j'ai dit non, je me suis barré. La queue entre les jambes peut-être, mais heureux. Soulagé. Qu'importe les yeux gris de ma mère, qui me guettent depuis. J'avais tout, la lumière même, et j'ai craché dessus.

Qu'elle me mette à l'épreuve aujourd'hui, je comprends. Or la danse, c'est comme le vélo, ça s'oublie pas. Pis elle zappe une chose ; j'ai ça dans le sang. J'ai jamais arrêté, d'ailleurs. En regardant de vieilles cassettes, j'ai suivi les mouvements gracieux. Je n'ai pas le même niveau, c'est sûr ; mais l'humiliation qu'elle veut que j'essuie, je peux l'éviter. Alors sur le tempo, je m'élance. Son regard me suit, presque menaçant. Le même effet qu'un point rouge dardé sur le front. Elle vise le cœur, à la différence. Ce qui me donne la force aussi, en plus de ma fierté, c'est la présence de Jae Jin. Quoi, me prendre un four devant lui ? Non, plutôt crever tiens. Je sens mon souffle qui se vide. Les notes me prennent tout. Enfin, la dernière se meurt. Ma mère ne dit rien, j'entends des applaudissements au loin. Je me suis pas trop raté alors. A froid en plus. J'entraîne Jae Jin dans les coulisses. Dans un coin sombre, je ne peux me retenir. Je m'appuie doucement contre lui, ma tête glissant sur son épaule. J'ai mal. Les muscles tendus sous un effort soudain me tirent. Je parviens à murmurer. « Je suis désolé. Les réunions de famille ne sont jamais de tout repos... ». Ma main trouve sa taille. Dans cette ombre, entre l'épuisement et le désir, je me perds. Mes yeux s'ouvrent sur son visage, à la dérive de ses lèvres. Si tentant... « Nous devrions partir ». Pourtant je reste près de lui, attendant que mon cœur s'apaise un peu. Mais l'huile alimente le feu. Et sa chaleur, son corps, ne font qu'empirer les choses. Je me fais violence et recule précipitamment. C'est pas croyable.


There's a green light in my eyes + And I don't want to see what I've seen. To undo what has been done. Turn off all the lights.
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